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Le
Parlement et la loi
« La loi est votée par le Parlement »
Aux termes de la
Constitution, l'exercice du pouvoir législatif constitue l'une des
missions essentielles confiées à la représentation nationale. La Constitution dispose cependant que, pour certains textes (organisation des pouvoirs publics, réformes économiques ou sociales, ratification
de certains traités), le peuple peut être appelé à voter directement la loi par voie de référendum.
La Constitution définit un domaine de la loi.
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Elle énumère dans ce but lesi>
matières législatives,
c'est-à-dire les sujets qui doivent être traités par des lois votées par le Parlement. Pour certaines matières, la loi doit
fixer l'ensemble des règles applicables:
par exemple, les droits civiques, l'exercice des libertés publiques, la nationalité, le droit civil des personnes, les crimes et délits, la procédure pénale, etc... Pour
d'autres matières, elle n'intervient que pour
déterminer les principes fondamentaux :
ainsi pour l'enseignement, le droit du travail, la sécurité sociale, etc...
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Les questions qui ne relèvent pas du domaine de la loi ont un
caractère réglementaire.
Elles relèvent de la compétence du Gouvernement, qui agit par décrets, en veillant à respecter les lois et la Constitution.
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Enfin, le Gouvernement peut exceptionnellement demander au Parlement d'intervenir, pendant un délai limité, dans un domaine qui relève normalement de la loi. Il procède
alors, sur la base d'une loi d'habilitation votée par le Parlement, au moyen
d'ordonnances qui seront ultérieurement soumises à la ratification du Parlement.
Il existe plusieurs catégories de lois, qui suivent des règles de procédure différentes.
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La procédure législative normale s'applique à la grande majorité des textes de loi examinés par le Parlement dans le domaine de la législation courante
(lois « ordinaires »). Ces textes proviennent soit de l'initiative du Gouvernement
(projets de loi), soit de celle de députés ou de sénateurs (propositions de loi).
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Les lois constitutionnelles sont celles qui portent modification (ou
révision) de la Constitution. Leur approbation définitive est conditionnée, au choix du Président de la République, au recours au référendum ou à la convocation des deux
assemblées en Congrès.
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Les
lois organiques interviennent dans les cas prévus par la Constitution
pour préciser ses modalités d'application. Il s'agit, par exemple, des modalités de l'élection du Président de la République, de la durée des pouvoirs et de l'effectif
des assemblées, du régime des éligibilités et incompatibilités parlementaires, du statut de la magistrature, des règles de fonctionnement du Conseil constitutionnel, de
la Cour de justice de la République ou du Conseil économique et social, etc... Ces lois ont la particularité d'être automatiquement soumises au Conseil constitutionnel
et ne peuvent entrer en vigueur qu'après vérification de leur conformité à la Constitution.
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Les lois de finances ont pour objet de déterminer les ressources et les charges de l'État. A ces textes financiers
traditionnels (aussi qualifiés de « budget »), se sont ajoutées, depuis 1996, les
lois de financement de la sécurité sociale, qui ont pour rôle de déterminer les
conditions générales de l'équilibre des régimes de protection sociale.
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Les
lois de plan
et les lois de programme déterminent les objectifs de l'action économique et sociale de l'État,
dans une perspective à moyen terme (généralement cinq ans). Dans le domaine militaire, des
lois de programmation fixent le cadre prévisionnel de l'effort de
défense de la nation.
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Les
traités ou accords internationaux ayant trait à la compétence
législative donnent lieu à des lois particulières portant autorisation de ratification ou d'approbation. Cette autorisation, pour certains traités comportant des clauses
contraires à la Constitution, ne peut intervenir qu'après révision de cette dernière.
En dehors des lois, les assemblées peuvent
aussi voter d'autres textes qui portent le nom de
résolutions.
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Il s'agit de textes qui intéressent surtout le
fonctionnement interne des
assemblées. C'est par le vote de résolutions que ces dernières modifient leur propre Règlement intérieur ou décident la création de commissions d'enquête.
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Depuis 1992, l'Assemblée nationale et le Sénat ont également la faculté de voter, chacun de son côté, des résolutions sur
les propositions d'actes communautaires : ils fournissent ainsi au Gouvernement un
avis dans la phase de négociation des directives ou règlements européens comportant des dispositions qui devront ensuite être traduites en lois.
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