OFFICE PARLEMENTAIRE D'ÉVALUATION
DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES
RAPPORT
sur
Risques et dangers pour la santé humaine
de substances chimiques d’usage courant :
éthers de glycol et polluants de l’air intérieur.
Évaluation de l’expertise publique et des choix opérés
Tome II : Comptes rendus des auditions
par Mme Marie-Christine BLANDIN,
Sénateur.
Déposé sur le Bureau de l'Assemblée nationale par M. Claude BIRRAUX Premier Vice-président de l'Office |
Déposé sur le Bureau du Sénat par M. Henri REVOL Président de l'Office | ||||
SOMMAIRE
Pages
LISTE alphabétique DES ORGANISMES ET DES PERSONNES AUDITIONNÉS 15
UFC - QUE CHOISIR ? 25
Mme Marie-France CORRE 25
M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN, Conseiller du Président,
Chargé de mission santé au département des Etudes et de la communication 25
centre scientifique et technique du bâtiment - CSTB 31
M. Christian COCHET, Chef de la division Santé et bâtiment
de la direction du Développement durable 31
M. François MAUPETIT, Chargé de mission Qualité sanitaire des produits
de construction de la direction du Développement durable 31
COMITÉ FRANÇAIS DES AÉROSOLS - CFA 35
M. Henri-Marc de MONTALEMBERT, Secrétaire général 35
fédération des industries de la parfumerie – fipar 39
M. Alain GRANGÉ CABANE, Président 39
M. Jean-François TANNEUR, Directeur des affaires scientifiques et réglementaires 39
Dr. Jean-Hugues FRÊLON, Directeur scientifique 39
confédération française de la quincaillerie – CFQ 45
M. Michel PELLETAN, Membre du Conseil d’administration 45
Mme Sabine BARANGER, Juriste 45
Syndicat de l’industrie chimique ORGANIQUE de synthèse
et de la biochimie - Sicos 49
Oxygenated solvents producers association - ospa 49
M. Henri VACHER, Président de l’Oxygenated Solvents Producers Association (OSPA), Secrétaire général du SICOS Biochimie Secrétaire général du Syndicat
de la Chimie organique de base (SCOB) 49
Me Eckart von MALSEN, Avocat de la Confédération européenne des fédérations
de l’industrie chimique (CEFIC) 49
institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) – unité 625, GROUPE D’ETUDE DE LA REPRODUCTION
CHEZ L’homme et les mammiferes (GERHM) 53
Dr. Sylvaine CORDIER, Directeur de recherche, responsable de l’équipe Recherches épidémiologiques sur l’environnement et la reproduction Université de Rennes 1, Campus de Beaulieu 53
M. Luc MULTIGNER, Chargé de recherche 53
pR. Denis ZMIROU-NAVIER 63
inserm – expertise collective 67
Dr. Jeanne ETIEMBLE, Responsable de l’actualisation 2005 de l’expertise collective sur les éthers de glycol de l’INSERM menée en 1999 67
Dr. Robert GARNIER 67
agence française de sécurité sanitaire des produits de santé - AFSSAPS 71
M. Jean MARIMBERT, Directeur général 71
Mme Catherine DESMARES, Directrice de l’évaluation de la publicité, des produits cosmétiques et biocides (DEPPCB) 71
collectif ethers de glycol 75
M. Arnaud de BROCA, Association des accidentés de la vie (FNATH) 75
Mme Nicole RAYNAL, Fédération des mutuelles de France (FMF) 75
Mme Fatima KARTOUT, Fédération nationale de la mutualité française (FNMF) 75
M. Jean-Michel DAIRE, délégué syndical CFDT à IBM Corbeil 75
Dr. Jean-Claude GUIRAUD, Syndicat national des professionnels de la médecine
du travail (SNPMT) 75
Institut national de recherche et de sécurité
pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles - INRS 79
M. Jérôme TRIOLET, Expert ingénieur chimiste, Chef du Pôle Risques Chimiques, Département Expertise et Conseil Technique, Chef du Projet « Solvants » 79
Mme Marylène MONGALVY, Chargée des relations extérieures 79
ministère de la santé et des solidarités Direction générale de la santé service de la prévention, des programmes de santé et de la gestion des risques (dgs 2) 85
sous-direction de la gestion des risques des milieux (Sd7) 85
Mme Caroline PAUL, Chef du Bureau « Air, sols et déchets » (7B) 85
Mme Nathalie TCHILIAN, Chargée de dossier « Air intérieur » au Bureau 7C 85
commission de la sécurité des consommateurs - CSC 91
M. Luc MACHARD, Président 91
M. Jacques BEDOUIN, Conseiller technique chimie, alimentation, santé, environnement 91
Bureau d’évaluation des risques des produits et des agents chimiques (BERPC) 97
M. Vincent LAFLÈCHE, Président, Directeur général adjoint de l’INERIS 97
M. Philippe HURÉ, Directeur 97
ministère de l’écologie et du développement durable Direction de la prévention de la pollution et des risques sous-direction des produits et des déchets 101
M. Pablo LIBREROS, Chef du Bureau des substances et préparations chimiques 101
Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement
et du travail - Afsset 105
Mme Michèle FROMENT-VEDRINE, Directrice générale 105
M. Dominique GOMBERT 105
HAUT COMITÉ DE LA SANTÉ PUBLIQUE - HCSP 115
Mme Geneviève GUÉRIN, Secrétaire général adjoint 115
M. Marc DURIEZ, Chargé de mission 115
ministère de l’écologie et du développement durable Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale 119
M. Eric VINDIMIAN, Chef du service de la Recherche et de la prospective 119
INSTITUT NATIONAL DE PRÉVENTION ET D’ÉDUCATION POUR LA SANTÉ - INPES 123
M. Philippe LAMOUREUX, Directeur général 123
Mme Alice de MAXIMY, Coordinatrice du programme santé-environnement 123
institut national de l’environnement industriel et des risques - ineris 127
M. Vincent LAFLÈCHE, Directeur général adjoint 127
M. Philippe HUBERT, Directeur des Risques chroniques 127
pR. Bernadette BENSAUDE-VINCENT 133
Professeur d’histoire et de philosophie des sciences à l’Université Paris X – Nanterre, Auteur de plusieurs ouvrages sur la chimie, son passé et son devenir, Membre de l’Académie des technologies et du Comité d’éthique du CNRS 133
GROUPE somaro, PROSIGN 139
M. Jean LALO, Directeur Technique et Achats 139
académie des sciences 143
Pr. Guy OURISSON 143
DR maurice rabache 147
Responsable des formations en toxicologie, Chaire de Biologie
au Conservatoire national des Arts et métiers (CNAM) 147
comité de la prévention et de la précaution - cpp 153
Pr. Alain GRIMFELD, Professeur des Universités, Université Pierre et Marie Curie-Paris VI Président du CPP, Président du conseil scientifique de l’AFSSAPS,
Membre du Comité consultatif national d’éthique 153
académie nationale de pharmacie 157
Dr. Jean RABIANT, Président 157
Pr. Jean-Paul CHIRON, Secrétaire général 157
Pr. Bernard FESTY, Président de la commission santé et environnement Ancien Président du Conseil scientifique de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) Ancien Président de l’Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA) 157
Pr. Yves LEVI, Président de la Section des Eaux du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF), Directeur du laboratoire de santé publique environnement à l’université de Paris-Sud XI 157
Pr. Jean-Marie HAGUENOER, Ancien Directeur du laboratoire de toxicologie professionnelle et environnementale de l’Institut de santé au travail de Lille, Président de l’Association pour la prévention de la pollution atmosphérique (APPA) 157
association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse - artac 163
Pr. Dominique BELPOMME, Président 163
wwf 167
M. Olivier LE CURIEUX-BELFOND, Chargé du programme « toxiques » 167
laboratoire d’hygiene de la ville de paris 171
Dr. Fabien SQUINAZI, Directeur du Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris (LHVP), Membre du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF), Membre du Conseil scientifique de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) 171
M. Yvon LE MOULLEC, Directeur adjoint du Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris (LHVP), Membre du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF), Président du Conseil scientifique de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) 171
caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés - cnamts 177
M. Gilles EVRARD, Directeur des risques professionnels de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) 177
M. Yves CRÉAU, ingénieur chimiste, Responsable du laboratoire de chimie
de Normandie 177
M. Pascal JACQUETIN, Responsable du département prévention des risques professionnels 177
M. André PICOT 181
Expert auprès de l’Union européenne pour la fixation des normes des produits chimiques en milieu professionnel (SCOEL Luxembourg, 1994-2006)
Membre du Comité scientifique de l’AFSSET Co-responsable de l’enseignement
de toxicologie au Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM) (1984–2004) Créateur et ancien directeur de l’Unité de prévention du Risque chimique au CNRS (1998-2000) Président de l’Association Toxicologie-Chimie (Paris) 181
Association haute qualité environnementale 185
M. Dominique BIDOU, Président d’honneur de l’association Haute qualité environnementale 185
Réseau RSEIN (Recherche, santé, environnement intérieur) – INERIS 189
Mme Corinne MANDIN, Ingénieur, Unité d’évaluation des risques sanitaires
à la direction des risques chimiques (INERIS) Coordinatrice du réseau RSEIN 189
centre technique du bois et de l’ameublement - CTBA 193
M. Daniel GUINARD, Directeur général 193
Mme Nathalie BARBE, Adjointe au Directeur général 193
mutualité sociale agricole – msa 197
Dr. Jean-Pierre GRILLET, Médecin du travail, Médecin chef de l’Echelon national
de santé au travail de la caisse centrale de la MSA, Ancien membre de la commission
des toxiques auprès du ministère de l’Agriculture 197
société française de chimie - sfc 203
Pr. Armand LATTES, Président de la Société française de chimie 203
Union des industries de la protection des plantes - UIPp 207
M. Jean-Charles BOCQUET, Directeur général 207
académie des technologies 213
Pr. François GUINOT, Président 213
M. Roland MASSE, Toxicologue 213
union des entreprises pour la protection des jardins
et des espaces verts - UPJ 219
M. Jacques MY, Directeur général 219
M. Michel FLOQUET, Directeur de division chez COMPO professionnel 219
M. Michel URTIZBEREA, Toxicologue responsable de l’homologation chez BASF 219
UNION des industries chimiques - UIC 223
M. Jean PELIN, Directeur général 223
pR. guy lorgue 227
Professeur des Ecoles Nationales Vétérinaires, retraité 227
institut français de l’environnement – ifen 233
M. Bruno TREGOUËT, Directeur 233
centre antipoison de paris – hôpital fernand widal 237
Dr. Robert GARNIER, Maître de conférence, praticien hospitalier 237
association scientifique et technique pour l’eau
et l’ENVIRONNEMENT - Astee 241
M. Pierre ROUSSEL, Président, représentant de l’Etat 241
M. Rémi GUILLET, Membre du conseil général des mines,
Président de la commission déchets et propreté de l’ASTEE 241
M. Daniel VILLESSOT, Président de la commission d’assainissement de l’ASTEE, représentant du secteur privé 241
M. Dominique GATEL, (VEOLIA) Membre de la commission eau potable
de l’ASTEE, représentant des collectivités locales 241
greenpeace france 247
M. Yannick VICAIRE 247
académie nationale de médecine 251
Pr. Jean-Pierre GOULLÉ, Professeur qualifié des Universités en Toxicologie, Pharmacien biologiste des Hôpitaux, Toxicologue analyste au groupe hospitalier du Havre, Vice-Président de la Société française de toxicologie analytique, Membre correspondant de l’Académie nationale de médecine 251
castorama 257
M. Bruno de La CHESNAIS, Directeur du Développement durable 257
M. David PIETRZAK, Ingénieur produits chimie à la Direction de la qualité 257
M. Florent lamiot 261
Chargé de mission auprès de la Direction de l’Environnement du Conseil Régional
du Nord-Pas-de-Calais 261
Conseil régional du nord-pas-de-calais 271
M. Fabrice LERIQUE, Consultant auprès de la direction Environnement,
Ancien chargé de mission air 271
faculté de pharmacie de lille 2 – laboratoire de botanique 275
Pr. Chantal van HALUWYN 275
M. Damien CUNY, Maître de conférences, Pilote du programme PHYT’AIR 275
atmo nord-pas-de-calais – observatoire régional de la santé - ors du nord-pas-de-calais 279
Mme Caroline DOUGET, Directrice du service Etudes/Atmo Nord-Pas-de-Calais 279
Mlle Tiphaine DELAUNAY, Ingénieur d’Etudes/Atmo Nord-Pas-de-Calais 279
Mme Hélène PROUVOST, Chargée d’études/ORS 279
energies durables en ile-de-France – edif
agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies d’ile-de-France - arene 283
M. Emmanuel POUSSARD, Délégué général de EDIF 283
M. Dominique SELLIER, Responsable de la haute qualité environnementale (HQE)
et du renouvellement urbain de l’ARENE 283
alliance contre le tabac – comité national contre le tabagisme - cnct 287
M. Gérard DUBOIS, Professeur de santé publique, Université Jules Verne à Amiens, Président de l’Alliance contre le tabac, Président d’honneur du comité national de lutte contre le tabagisme (CNCT), Membre du conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) 287
Mme Yana DIMITROVA, Coordonnatrice de l’Alliance contre le tabac 287
Mme Emmanuelle BÉGUINOT, Directrice du Comité national contre le tabac (CNCT) 287
M. Nicolas VILLAIN, Directeur adjoint du Comité national contre le tabac (CNCT) 287
fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs - fipec 297
M. Michel LE TALLEC, Délégué général 297
Mme Claudie MATHIEU, Responsable technique et réglementaire « produits » 297
M. Philippe BRUNET, Responsable technique et réglementaire « production » 297
M. Guy GEIGER, Président de la commission technique 297
M. Yves COLLIN, Responsable « sécurité produits », Secrétaire produits BASF Coatings 297
centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique - citepa 305
M. Jean-Pierre FONTELLE, Directeur 305
Mme Nadine ALLEMAND, Chef d’unité 305
M. André CICOLELLA 311
Ingénieur chimiste, diplômé de l’Ecole nationale supérieure des industries chimiques (ENSIC) de Nancy, Titulaire de diplômes d’Université de toxicologie, d’épidémiologie et de santé publique 311
Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles - INRS 325
M. Jérôme TRIOLET, Expert ingénieur chimiste, Chef du Pôle Risques chimiques, Département expertise et conseil technique 325
Dr. Michel FALCY, Toxicologue, Adjoint au chef du Département études
et assistances médicales 325
ministère de l’économie, des finances et de l’industrie Direction générale des entreprises, sous-direction des industries et technologies du vivant, chimie et matériaux 331
Mme Anne ROUBAN, Chargée de mission réglementation santé publique 331
Inspection générale des affaires sociales - IGAS 337
Mme Bernadette ROUSSILLE, Inspectrice générale des affaires sociales 337
centre antipoison de Lille centre hospitalier régional universitaire de lille 343
Dr. Monique MATHIEU-NOLF, Chef de service du Centre antipoison
(CHRU de Lille), Présidente de la Société de toxicologie clinique 343
hôpital jeanne de flandre, service de chirurgie infantile 351
Pr. Rémi BESSON, Chirurgien Pédiatre 351
Dr. Maryse CARTIGNY, Endocrinologue pédiatre 351
office français de prévention du tabagisme – oft 357
Pr. Bertrand DAUTZENBERG, Président 357
institut curie 363
Pr. Claude HURIET, Président, Sénateur Honoraire Auteur et rapporteur de la proposition de loi relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l’homme 363
Institut national de la consommation « 60 millions de consommateurs » 367
M. Eric BRIAT, Directeur général 367
M. Rémi REUSS, Responsable du service technique 367
école nationale de la santé publique - ENSP 373
Pr. René SEUX, Membre du conseil d’administration d’Air-Brez, Expert près la Cour d’appel de Rennes et près la Cour de cassation, Directeur du Laboratoire d'étude et de recherche en environnement et santé (LERES) 373
M. Jean-Luc POTELON, Responsable du département Evaluation et gestion des risques liés à l’environnement et au système de soins (EGERIES) 373
conseil national de l’ordre des architectes 379
M. Patrice GENET, Président de la commission du Développement durable du Conseil national de l’Ordre des architectes 379
observatoire de la qualité de l’air intérieur - OQAI 383
Mme Séverine KIRCHNER 383
INSTITUT CURIE 391
Dr. Bernard ASSELAIN, Chef du département de Biostatistiques 391
pR. Charles SULTAN 395
Professeur à la Faculté de médecine de Montpellier, Chef du Service d’hormonologie au CHU de Montpellier, Responsable de l’Unité d’endocrinologie pédiatrique, Vice-doyen de la Faculté de médecine de Montpellier 395
Centre international de recherche sur le cancer - CIRC - oms 401
Dr. Peter BOYLE, Directeur 401
Dr. Vincent COGLIANO, Chef du groupe Identification et évaluation
des cancérogènes 401
Dr. Paolo BOFFETTA, Chef du groupe Epidémiologie gènes-environnement 401
Dr Eva STELIAROVA-FOUCHER, Chercheuse, Equipe Données du cancer, groupe Analyses et interprétation de données 401
M. Nicolas GAUDIN, Directeur de la communication 401
Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie - ademe 407
M. Alain MORCHEOINE, Directeur de l’Air, du bruit et de l’efficacité énergétique 407
M. Pierre HERANT, Chef du département Bâtiment et urbanisme 407
Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement (IBGE) L’EXPÉRIENCE DES AMBULANCES VERTES 411
Mme Annick MEURRENS, Directrice scientifique, division laboratoire, santé et indicateurs 411
Mme Sandrine BLADT, Chef de service, département santé et pollution intérieure 411
bureau européen des unions de consommateurs - beuc 415
Mme Laura DEGALLAIX, Conseiller politique responsable environnement et sécurité 415
Mme Carine DESCHAMPS, Association belge des consommateurs 415
pR. Isabelle momas 423
Pr. Isabelle MOMAS, Faculté de pharmacie de Paris 423
confédération européenne des syndicats (ces) 427
M. Tony MUSU, Conseiller 427
institut de veille sanitaire – iNVS 431
Dr. Laurence CHÉRIÉ-CHALLINE, Médecin épidémiologiste, coordinatrice du programme de surveillance des cancers 431
m. andré aschieri 437
Ancien député, Vice-président de l’AFSSET 437
agence nationale de l’habitat - anah 441
M. Serge CONTAT, Directeur général 441
M. Michel POLGE, Directeur technique 441
programme agriculture et cancer du centre régional de lutte contre le cancer (agrican – caen) - institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement - isped - bordeaux ii 445
Dr. Pierre LEBAILLY, Responsable du programme Agriculture et cancer (AGRICAN) de Basse-Normandie du Centre régional de lutte contre le cancer François Baclesse & Groupe Régional d’Etudes sur le CANcer (GRECAN-EA1772) de Caen 445
Dr. Isabelle BALDI, Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement (ISPED), Bordeaux II 445
ADEME 451
M. Maurice DOHY, Chef de département « Bioressources », Directeur du programme AGRICE 451
Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (dgccrf) SERVICE DE LA RÉGULATION ET
DE LA SÉCURITÉ SOUS-DIRECTION C – PROTECTION DU CONSOMMATEUR BUREAU C2 –
SÉCURITÉ SOUS-DIRECTION E – SANTÉ INDUSTRIE ET COMMERCE BUREAU E1 – SANTÉ 455
M. Patrice DAUCHET, Chef du bureau Sécurité et réseaux d’alerte 455
Mme Séverine DUBUS, Produits phytopharmaceutiques et réglementation biocide 455
Mme Aurélie MANNECHEZ, Substances et préparations dangereuses 455
Mme Catherine RIOUX, Adjointe au Chef du bureau Santé chargée du secteur des produits cosmétiques 455
observatoire régional de la santé de la région provence-alpes-côte d’azur 463
Dr. Pierre VERGER, Directeur adjoint, Directeur des Études, épidémiologiste 463
Association française des industries de la détergence, de l’entretien et des produits d’hygiène industrielle - aFISE 469
M. Alain de CORDEMOY, Président de l’AFISE et Administrateur de l’A.I.S.E. 469
Mme Claude PERRIN, Délégué général de l’AFISE 469
institut de radioprotection et de sûreté nucléaire - irsn 473
M. Didier CHAMPION, Directeur de l’environnement et de l’intervention 473
Mme Margot TIRMARCHE, Chef du Laboratoire d’épidémiologie des rayonnements ionisants (LEPID) de la direction de la radioprotection de l’homme 473
institut national du cancer - incA 477
Dr. Philippe MOUROUGA, Directeur du département Prévention et dépistage, Médecin statisticien 477
PR. Denis charpin Maison de l’allergie et de l’environnement 481
Pr. Denis CHARPIN, Président de la Maison de l’allergie et de l’environnement Professeur à la Faculté de médecine, Chef de Service de pneumologie allergologie au CHU de Marseille, Épidémiologiste spécialiste en santé publique, Membre de l’IFR Pôle méditerranéen de sciences de l’environnement 481
Annexe : les glossaires 487
I – glossaire des substances et produits chimiques, des produits pour le bricolage, des herbicides, insecticides et des médicaments 489
iI – glossaire des bases de données, programmes de recherche et réseaux 497
IiI – glossaire des termes chimiques et médicaux 499
IV – Glossaire des sigles - acronymes 501
LISTE ALPHABÉTIQUE DES ORGANISMES
ET DES PERSONNES AUDITIONNÉS
— Académie des sciences (section de chimie) : |
— Académie des technologies Roland MASSE, Toxicologue |
— Académie nationale de médecine |
— Académie nationale de pharmacie Pr. Jean-Paul CHIRON, Secrétaire général Pr. Bernard FESTY, Président de la commission santé et environnement, ancien Président du Conseil scientifique de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) Pr. Yves LEVI, Président de la section des Eaux du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF), Pr. Jean-Marie HAGUENOER, ancien Directeur du laboratoire de toxicologie professionnelle et environnementale de l’Institut de santé au travail de Lille |
— AFISE Claude PERRIN, Déléguée général |
— Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) Pierre HERANT, Chef du département Bâtiment et urbanisme |
— Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) – AGRICE |
— Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) Catherine DESMARES, Directrice de l’évaluation de la publicité, des produits cosmétiques et biocides (DEPPCB) |
— Agence française de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail (AFSSET) Dominique GOMBERT |
— Agence nationale de l’habitat (ANAH) Michel POLGE, Directeur technique |
— Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies d’Ile-de-France (ARENE) |
— Alliance contre le tabac Yana DIMITROVA, Coordinatrice |
— ASCHIERI André |
— Association Haute qualité environnementale (HQE) |
— Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC) |
— Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement (ASTEE ex AGHTM) Rémi GUILLET, Membre du Conseil général des mines Daniel VILLESSOT, Président de la commission d’assainissement, représentant du secteur privé Dominique GATEL (VEOLIA), Membre de la commission eau potable, représentant des collectivités locales |
— ATMO Nord-Pas-de-Calais Tiphaine DELAUNAY, Ingénieur d’études |
— Pr. BENSAUDE-VINCENT Bernadette |
— Bureau d’évaluation des risques des produits et agents chimiques (BERPC) Philippe HURÉ, Directeur |
— Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) Carine DESCHAMPS, Association belge des consommateurs |
— Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) Yvon CREAU, Ingénieur chimiste responsable du laboratoire de chimie de Normandie Pascal JACQUETIN, Responsable du département de la prévention des risques professionnels |
— Castorama David PIETRZAK, Ingénieur produits chimie à la Direction de la qualité |
— Centre antipoison de Lille – Centre hospitalier régional universitaire |
— Centre antipoison et de toxicovigilance de Paris – Hôpital Fernand Widal |
— Centre international de recherche sur le cancer (CIRC - OMS) Dr. Vincent COGLIANO, Chef du groupe Identification et évaluation des cancérogènes Dr. Paolo BOFFETTA, Chef du groupe Epidémiologie gènes-environnement Dr. Eva STELIAROVA-FOUCHER, Chercheuse de l’équipe Données du cancer, groupe Analyses et interprétation de données Nicolas GAUDIN, Directeur de la communication |
— Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA) Nadine ALLEMAND, Chef d’unité |
— Centre régional de lutte contre le cancer François Baclesse de Caen - Programme Agriculture et cancer de Basse-Normandie(AGRICAN) |
— Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) François MAUPETIT, Chargé de mission Qualité sanitaire des produits de construction de la direction du Développement durable |
— Centre technique du bois et de l’ameublement (CTBA) Nathalie BARBE, Adjointe au Directeur général |
— CICOLELLA André |
— Collectif Ethers de glycol - Association des accidentés de la vie (FNATH), Arnaud de BROCA |
— Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) Jacques BEDOUIN, Conseiller technique chimie, alimentation, santé, environnement |
— Comité de la prévention et de la précaution (CPP) |
— Comité français des aérosols (CFA) |
— Comité national contre le tabagisme (CNCT) Nicolas VILLAIN, Directeur adjoint |
— Confédération européenne des syndicats (CES) |
— Confédération française de la quincaillerie (CFQ) Sabine BARANGER, Juriste |
— Conseil national de l’Ordre des architectes |
— Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais - Florent LAMIOT, Chargé de mission auprès de la direction de l’Environnement |
— Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) |
— Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) – Ministère de l’Economie, des finances et de l’emploi Séverine DUBUS, Produits phytopharmaceutiques et réglementation biocide Aurélie MANNECHEZ, Substances et préparations dangereuses Catherine RIOUX, Adjointe au Chef du bureau Santé chargée du secteur des produits cosmétiques |
— Ecole nationale de la santé publique (ENSP) Jean-Luc POTELON, Responsable du département Evaluation et gestion des risques liés à l’environnement et au système de soins (EGERIES) |
— Energies durables en Ile-de-France (EDIF) |
— Faculté de pharmacie de Lille II – Laboratoire de botanique Damien CUNY, Maître de conférence, Pilote du programme PHYT’AIR |
— Fédération des industries de parfumerie (FIPAR) Jean-François TANNEUR, Directeur des affaires scientifiques et réglementaires Dr. Jean-Hugues FRÊLON, Directeur scientifique |
— Fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs (FIPEC) Claudie MATHIEU, Responsable technique et réglementaire « produits » Philippe BRUNET, Responsable technique et réglementaire « production » Guy GEIGER, Président de la commission technique Yves COLLIN, Responsable « sécurité produits », BASF Coatings |
— Greenpeace France |
— Groupe SOMARO PROSIGN |
— Haut Comité de la santé publique (HCSP) Marc DURIEZ, Chargé de mission |
— Hôpital Jeanne de Flandre, Service de chirurgie infantile Dr. Maryse CARTIGNY, Endocrinologue pédiatre |
— Inspection générale des affaires sociales (IGAS) |
— Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement (IBGE) – Les Ambulances vertes Sandrine BLADT, Chef de service, département Santé et pollution intérieure |
— Institut Curie - Dr. Bernard ASSELAIN, Chef du département des biostatistiques |
— Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) Didier CHAMPION, Directeur de l’environnement et de l’intervention Margot TIRMARCHE, Chef du laboratoire d’épidémiologie des rayonnements ionisants (LEPID) de la direction de la radioprotection de l’homme |
— Institut de santé publique, épidémiologie et de développement de l’Université Bordeaux II (ISPED) |
— Institut de veille sanitaire (InVS) |
— Institut français de l’environnement (IFEN) |
— Institut national de la consommation « 60 millions de consommateurs » (INC) Rémi REUSS, Responsable du service technique |
— Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) Dr. Robert GARNIER |
— Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) – Unité 625 Luc MULTIGNER, Chargé de recherche |
— Institut national de l’environnement et des risques (INERIS) Philippe HUBERT, Directeur des risques chroniques |
— Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) Alice de MAXIMY, Coordinatrice du programme santé-environnement |
— Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) Marylène MONGALVY, Chargée des relations extérieures (audition du 18 janvier 2006) Dr. Michel FALCY, Toxicologue, adjoint au chef du département Etudes et assistances médicales (audition du 12 octobre 2006) |
— Institut national du cancer (INCa) |
— Laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris Yvon LE MOULLEC, Directeur adjoint |
— Pr. LORGUE Guy |
— Maison de l’allergie et de l’environnement de Marseille |
— Ministère de l’Ecologie et du développement durable |
— Ministère de l’Ecologie et du développement durable - Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale |
— Ministère de l’Economie, des finances et de l’industrie - Direction générale des entreprises, sous-direction des industries et technologies du vivant, chimie et matériaux |
— Ministère de la Santé et des solidarités – Direction générale de la Santé – Service de la prévention, des programmes de santé et de la gestion des risques (DGS 2), Sous-direction de la gestion des risques des milieux (SD7) Nathalie TCHILIAN, Chargée de dossier « Air intérieur » au Bureau 7C |
— Mutualité sociale agricole (MSA) |
— Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) |
— Observatoire régional de la santé de la région Nord-Pas-de-Calais (ORS-NPDC) |
— Observatoire régional de la santé de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (ORS-PACA) |
— Office français de prévention du tabagisme (OFT) |
— Pr. PICOT André |
— Dr. RABACHE Maurice |
— Réseau RSEIN (Recherche santé environnement intérieur) – INERIS |
— Société française de chimie (SFC) |
— Pr. SULTAN Charles |
— Syndicat de l’industrie chimique organique de synthèse et de la biochimie (SICOS) |
— Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces verts (UPJ) Michel FLOQUET, Directeur de division, COMPO professionnel Michel URTIZBEREA, Toxicologue responsable de l’homologation chez BASF |
— Union des industries chimiques (UIC) |
— Union des industries de la protection des plantes (UIPP) |
— Union fédérale des consommateurs (UFC)- « Que choisir ? » Alexandre BIOSSE-DUPLAN, Conseiller du Président, Chargé de mission santé au département des Etudes et de la communication |
— World Wildlife Fund (WWF) – France |
— Pr. ZMIROU-NAVIER Denis |
Site Internet : http ://www.quechoisir.org
M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN,
Conseiller du Président,
Chargé de mission santé au département des Etudes et de la communication
(6 juillet 2005)
Mme Marie-France CORRE a rappelé que l’Union fédérale des consommateurs (UFC), fondée en 1952 était à l’origine une union rassemblant des industriels, des juristes, des représentants des consommateurs mais que, par la suite, elle n’a plus compris que des consommateurs. Il s’agit d’une organisation consumériste non spécialisée qui, vers 1960, a créé le magazine « Que choisir ? ». Ce mensuel est augmenté de quatre guides et de quatre numéros spéciaux par an. « L’UFC - Que choisir ? » se distingue des autres journaux de consommateurs par une particularité, à savoir la réalisation de tests comparatifs entre les produits. Ce journal n’accueille aucune publicité.
L’UFC comprend environ 100.000 adhérents et « Que choisir ? » compte à peu près 400.000 lecteurs en 2005. Une centaine de salariés y sont employés et un budget d’un million d’euros par an est consacré aux essais. Un test sur cinq a pour objectif de faire avancer les connaissances ; cela peut être par exemple sur l’air intérieur ou sur les éthers de glycol. Une comparaison avec les pays étrangers montre que les Etats-Unis d’Amérique, le nord de l’Europe et le Canada ont déjà des préoccupations concernant l’air intérieur, quant aux pays nordiques, ils ont adopté des techniques de mesure et des labels de qualité pour les bons matériaux.
En 2000, l’UFC a commencé à s’intéresser à l’air intérieur avec une première enquête sur deux logements prenant en compte les pratiques de consommation de leurs habitants.
De plus, l’UFC a aussi mis au point un kit d’analyse pour ses lecteurs, au prix de 96 €, ce qui constitue une première. 850 logements ont été analysés en 2001 et un nombre important de substances nocives a été relevé, bien au-delà des seuils limites. C’est ainsi que le formaldéhyde est présent partout.
En 2003, un test sur les peintures a été mené mettant en évidence l’émission par certaines peintures de quantités élevées d’éthers de glycol, de formaldéhyde, et ce encore deux semaines après l’application des peintures. Or le consommateur n’est pas averti de cette réalité.
L’UFC a également mené des tests d’émission sur les nettoyants ménagers, les désodorisants ménagers et les tapis, du benzène étant libéré par certains de ces produits et aucune information du consommateur n’étant assurée.
Le prochain test de « L’UFC - Que choisir ? » va porter sur les meubles en aggloméré, puis d’autres tests seront effectués sur les parquets et les moquettes.
M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN a tenu à préciser que l’UFC allait prendre une position politique sur la qualité de l’air intérieur et demander l’élaboration d’une norme française en ce domaine.
Il a ensuite estimé souhaitable la labellisation des produits, ce qui constituerait une information précieuse pour le consommateur ; par exemple pour les désodorisants cela serait perçu comme un bien, car il ne faut pas laisser les industriels dire « on n’a pas les preuves de la nocivité de tel ou tel produit » alors qu’ils ne font rien pour les réunir. En outre, les aspects multiformes de certains produits ou ceux multifactoriels de certaines nuisances constituent des alibis pour ne rien faire.
Le principe de précaution peut constituer une base juridique pour agir sans attendre de réglementation particulière, sinon il se produira la même chose que pour REACH : la réglementation européenne sera plus progressiste que la réglementation française.
Mme Marie-France CORRE a précisé que des normes pour les produits polluants ont été fixées par le ministère des communautés flamandes en Belgique avec un seuil, 200 µg/m3 pour le total des COV, ce qui est une bonne valeur indicative et des recommandations analogues auraient été émises dans divers pays. Mais, parfois, un seul produit dépasse déjà les 200 µg/m3 à lui seul. De plus les substances émises interagissent entre elles ; c’est ainsi que, en présence d’ozone, un désodorisant de l’air intérieur peut produire du formaldéhyde.
Sur ce point, il reste à sensibiliser les médecins pour lesquels les problèmes d’air intérieur sont souvent ramenés à des problèmes psychologiques alors que des mesures objectives sont possibles.
M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN a insisté à cet égard sur la nécessité de prévoir des formations initiales ou continues pour les médecins.
Il a aussi souhaité que soient mis à la disposition des consommateurs des appareillages de mesure comme cela se fait en Suisse ; l’UFC reçoit d’ailleurs des demandes incessantes pour ce type d’appareil, ce qui est compréhensible puisqu’il est possible d’identifier les causes des nuisances.
M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN a également souhaité que soient labellisés les matériaux de construction comme cela se pratique au Danemark. En effet, l’impact de la signalisation des matériaux ne peut qu’être positif et la transposition de cette démarche en France devrait être possible.
Aux Etats-Unis d’Amérique, des peintures peu émissives mises au point pour des chambres d’enfants, il s’agit de peintures à l’eau en poudre sans solvant.
M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN a déploré qu’en la matière la France ne soit ni libérale ni vraiment réglementée et a exprimé sa déception devant l’immobilisme ambiant, car à ses yeux les produits alternatifs ne pourraient manquer d’avoir du succès mais pour l’instant les fabricants nient tout problème.
A propos de la mise sur le marché, M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN a noté que des contraintes existaient quant à la composition des produits mais pas au-delà ; ce qui signifie qu’aucune prise en compte de l’air ambiant n’existe alors que le produit vit : il est soumis aux changements de température, au soleil, à l’ozone… A cet égard l’UFC a mené des tests d’analyse du comportement de produits d’entretien auxquels a été ajoutée de l’eau sur une surface de verre et en mesurant l’évaporation desdits produits.
Pour mener ses tests, l’UFC recrute des laboratoires sur appels d’offres et ne conduit aucun test en interne.
Au sujet des désodorisants, M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN a relevé que ceux-ci portaient bien une mention « ne pas respirer les vapeurs ni vaporiser dans les courants d’air » mais rien ne figure quant à des allergies éventuelles ni sur la présence de tel ou tel produit chimique. De plus ces notices sont rédigées en très petits caractères.
L’UFC a également réalisé un test sur les gels douche et a détecté la présence d’un conservateur qui libère du formaldéhyde.
D’une manière générale, il est important de prendre en considération les effets cumulatifs. Par exemple, l’emploi du gel douche s’accompagne de celui du parfum, de l’usage d’un produit de nettoyage …
De plus les allergies sont à prendre très au sérieux dans la mesure où elles redoublent actuellement chez les enfants ; par exemple, les allergies au Kathon1 composé de deux substances, alors que la présence de ce composant n’est signalé nulle part.
En outre, le principe de précaution peut favoriser certains produits en introduisant de nouvelles exigences dans la production de ceux-ci.
M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN a jugé qu’il ne fallait pas avoir peur d’interdire ou de limiter l’usage d’un produit ou d’une substance.
Mme Marie-France CORRE a rappelé l’existence de la directive sur les produits cosmétiques et le reclassement du formaldéhyde par l’OMS comme cancérogène tandis que la Commission européenne tarde encore à le faire, alors qu’elle pourrait prendre comme bonnes les conclusions de l’OMS et que des recommandations plus simples seraient nécessaires.
Mme Marie-France CORRE a déploré également le vide réglementaire de l’Union européenne en matière de produits d’entretien.
Quant à l’étiquetage, il serait à perfectionner. De plus, si la directive cosmétique est la plus complète, elle n’est pas parfaite. En effet, elle n’empêche pas certaines aberrations comme celles commises par certaines sociétés spécialisées dans les colorants capillaires, qui n’hésitent pas à recourir à un mauvais étiquetage, faisant figurer tous les colorants possibles dans la liste mentionnant la composition de chaque teinture.
Mme Marie-France CORRE a ensuite précisé que l’UFC travaillait à partir d’une revue de la littérature scientifique, notamment celle réalisée par l’EPA aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada mais qu’aucun essai clinique n’était effectué par l’UFC.
Par ailleurs l’UFC a recensé tous les labels de qualité relatifs aux émissions des produits dans le monde.
M. Alexandre BIOSSE-DUPLAN a fait observer qu’il existe trop de structures s’occupant de l’air intérieur : l’AFSSE, l’OQAI, l’INERIS, divers ministères…, ce qui aboutit à une atomisation des moyens ; l’Allemagne, le Danemark et le Canada manifestent plus de cohérence à cet égard.
Mme Marie-France CORRE a signalé que l’UFC travaillait aussi en collaboration avec d’autres associations européennes de consommateurs. Elle a vivement regretté que l’OQAI observe et ne produise pas de recommandations. Ainsi, pour l’étude de l’air dans les écoles, les fonds sont allés au financement des travaux de l’amont.
Quant aux lieux publics, des produits ménagers différents des produits grand public y sont utilisés ; c’est ainsi que le savon liquide pour les mains fourni à l’UFC contient du formaldéhyde comme conservateur.
Généralement, la composition des produits n’est pas indiquée et il est simplement possible d’obtenir une fiche technique de sécurité lorsque des travailleurs sont mis au contact desdits produits ; ces fiches indiquant, par exemple, qu’un produit peut entraîner des maladies spécifiques chez les femmes.
Interrogée sur la gamme et les qualités respectives des différents gants de protection, Mme Marie-France CORRE a estimé que des études devaient encore être menées sur les équipements de protection individuels.
Au sujet des solvants utilisés par les pressings et qui imprègnent les textiles nettoyés, Mme Marie-France CORRE a signalé le décès en quelques heures d’un bébé dans une chambre dont les doubles rideaux revenaient du pressing.
Au sujet des vêtements neufs, elle a indiqué que ceux-ci dégageaient parfois des substances dangereuses, notamment du formaldéhyde, du fait du stockage en quantité des textiles importés nécessitant une conservation. Il en va de même des revêtements de poussettes pour bébé. Dans tous ces cas, le lavage n’évacue pas tout.
Abordant la question des éthers de glycol, Mme Marie-France CORRE a précisé que l’UFC s’y était intéressée dès 1990 et que la présence de l’EGME, voire du DEGEE dans des médicaments de phytothérapie en vente libre - à savoir le Pilosuryl (phytothérapie) et l’Urosiphon (obésité, phytothérapie, pathologie rénale ou urologique) des laboratoires Pierre Fabre - tendant à éliminer l’eau au niveau des reins avait causé des accidents graves (comas, décès). Ce laboratoire soutenait que ces produits n’avaient causé « que » quatre accidents depuis 1963, alors qu’en réalité des éthers de glycol avaient été introduits dans ce produit en 1999. Sur ce sujet, les questions de l’UFC n’ont reçu de réponse ni de la firme ni, surtout, de l’AFSSAPS.
Mme Marie-France CORRE a vivement déploré qu’il ait fallu deux ans pour retirer un produit de la vente, tandis que l’autre produit incriminé n’a toujours pas été retiré. Pourtant, dès 1944, une étude a montré le caractère néphrotoxique de l’éther de glycol incriminé.
En 2003, l’UFC a encore mené des tests sur deux éthers de glycol présents dans les peintures à l’eau, puis d’autres tests en 2005.
Mme Marie-France CORRE a souligné que les éthers de glycol sont des solvants capables de détruire la membrane cellulaire, et qu’il existe probablement un effet commun à tous les éthers de glycol, indépendamment de leur appartenance à la série P où à la série E.
En conclusion, Mme Marie-France CORRE a mentionné l’existence des travaux du Pr. NYSKA sur la toxicité des éthers de glycol au sein du National Toxicology Program (NTP) et les grandes résistances de l’industrie.
Documents de référence :
- « Vorgehensweise bei der gesundheitlichen Bewertung der Emissionen von flütchtigen organischen Verbindungen (VOC) aus Bauprodukten - Système d’évaluation sanitaire des composés organiques volatils des matériaux de construction (Allemagne) », octobre 2000
- « Ethers de glycol, pratiques mais toxiques », Union fédérale des consommateurs-Que choisir, n° 385, septembre 2001
- « Air intérieur, la pollution à pleins poumons, les produits à éviter », Union fédérale des consommateurs-Que choisir, n° 389, janvier 2002
- « Menaces sur notre santé, dioxines », Union fédérale des consommateurs-Que choisir, n° 400, janvier 2003
- « Emissions à risques, peintures murales », Union fédérale des consommateurs-Que choisir, n° 404, mai 2003
- « Principles, experiences and new developments of the emission classification of buiding materials in Finland », Esko Kukkonen, FISIAQ, Finlande, 2003
- « Nettoyants mutli-usages », note technique, document interne, Union fédérale des consommateurs-Que choisir, septembre 2004
- « Dérouler la pollution, tapis », Union fédérale des consommateurs-Que choisir, n° 425, avril 2005
CENTRE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE DU BÂTIMENT - CSTB
Site Internet : http ://www.cstb.fr
M. Christian COCHET, Chef de la division Santé et bâtiment
de la direction du Développement durable
M. François MAUPETIT, Chargé de mission Qualité sanitaire des produits
de construction de la direction du Développement durable
(6 juillet 2005)
M. Christian COCHET a rappelé que le CSTB accomplissait à la fois des missions propres et des missions d’appui aux pouvoirs publics. Il assure notamment la liaison entre le ministère de la Santé et l’AFSSE.
Au sein de la direction du Développement durable, la division Santé et bâtiment du CSTB, animée par M. Christian COCHET, comprend une vingtaine de personnes.
Cette division est chargée notamment de recueillir le point de vue des occupants des bâtiments avec, comme axe prioritaire, la qualité de l’air intérieur. Elle étudie aussi l’impact sur la santé des produits de construction et des produits de l’environnement intérieur, tant du point de vue chimique que microbiologique.
Le CSTB est opérateur de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), avec lequel il conduit actuellement une campagne. L’OQAI est en charge d’une mission confiée par les ministères chargés du logement, de la santé et de l’environnement et par l’ADEME. Le CSTB met en œuvre cette mission.
Au sein du CSTB, M. François MAUPETIT est responsable du laboratoire de chimie chargé d’analyser les émissions dans l’air, Mme Séverine KIRCHNER étant responsable scientifiques du CSTB.
M. François MAUPETIT a rappelé les exigences de la normalisation, notamment le contrôle des composés organiques volatils, éthers de glycol, formaldéhyde. Pour procéder à des mesures, le CSTB a reconstitué les pièces d’une maison et opère des prélèvements dans cet habitat où les produits de construction sont testés, y compris les revêtements de sol ou les peintures ainsi que les produits d’entretien des sols ou encore les désodorisants, par exemple.
Il a noté que l’attribution de la marque NF résulte d’une procédure volontaire qui n’inclut pas la mesure des émissions des produits de construction portant ce label.
En général, le CSTB n’étudie que les produits pour lesquels il a été saisi. M. François MAUPETIT a rappelé qu’il existe en outre l’action 15 du plan national santé-environnement relative à l’étiquetage sanitaire et environnemental des produits de construction. Mais là encore, ce système repose sur le volontariat.
M. François MAUPETIT a ajouté que lorsque le CSTB est saisi par des industriels, les résultats des essais effectués sont la propriété desdits industriels. Ce sont d’ailleurs plutôt les industriels confiants dans la qualité de leurs produits qui saisissent le CSTB. En revanche, si le CSTB analyse spontanément des produits, les résultats sont alors publiés.
Au sujet des éthers de glycol, M. François MAUPETIT a précisé que ces éthers étaient présents dans les produits à solvant aqueux (peintures, produits de traitement du bois, produits d’entretien). Quant au formaldéhyde, il sert de liant entre l’urée et le formol et certains produits liquides libèrent du formol. Enfin, il a relevé que le bois naturel émet des composés organiques volatils (COV).
Dans les pays qui ont fixé une valeur limite d’émission, les fabricants s’adaptent, les émissions baissent.
A propos de la norme haute qualité environnementale (HQE), M. François MAUPETIT a signalé qu’il ne s’agissait que d’une recommandation générale.
Interrogé sur les difficultés des professions du bâtiment à s’adapter à de nouvelles exigences environnementales, M. Christian COCHET a estimé que cela se révélait très variable selon les cas mais que, pour les laines minérales isolantes, cette adaptation avait été très lourde.
Il a ensuite rappelé que le formaldéhyde était classé cancérogène et qu’il s’en trouve beaucoup dans les écoles, d’où l’opération menée par le CSTB dans les établissements scolaires. Dans les domiciles privés, un taux moyen de 20 microgrammes par mètre cube a été mesuré, ce qui est déjà un taux important.
Une enquête est actuellement en cours sur les moyens de faire baisser le taux de formaldéhyde dans les logements ce qui semble plus facile à obtenir à travers la modification de la composition des produits d’entretien ou de celle de l’ameublement plutôt qu’à travers la modification des matériaux.
Quant à la présence d’éthers de glycol dans les logements, l’expérimentation menée par le CSTB devrait répondre aux interrogations sur ce point à partir de l’analyse de la mise en peinture d’une chambre.
Interrogé sur les paramètres humains de la maison témoin du CSTB, M. François MAUPETIT a répondu que les conditions de l’habitation étaient simulées à travers l’ouverture et la fermeture des portes et fenêtres sans que l’expérience aille jusqu’à simuler la « vraie » vie. En revanche, pour apprécier la présence de polluants dans l’habitat, une enquête sur 600 logements est actuellement en cours.
En réponse à une question sur l’impact des foyers de pyrolyse constitués par les cigarettes, il a été précisé que l’étude menée par le CSTB sur l’air intérieur était conduite dans un habitat où l’on ne fume pas, les indicateurs relatifs au tabac risquant en effet d’écraser toutes les autres mesures.
M. Christian COCHET a précisé que les analyses du CSTB portaient sur tel ou tel produit de telle gamme et non sur un type de matériau particulièrement émissif. M. François MAUPETIT a ajouté que des mesures étaient indispensables au-delà du seul étiquetage du produit.
A propos du coût des expériences menées par le CSTB, M. François MAUPETIT a estimé que le test d’un produit de construction pendant 28 jours s’élevait à environ 4 000 € au maximum, tandis qu’un produit d’entretien des sols n’était testé que durant quelques heures, ce qui ne coûtait alors que quelques centaines d’euros.
En réponse à une question sur l’émergence de produits exemplaires grâce à ces tests, M. François MAUPETIT a répondu que les produits considérés comme innovants donnaient lieu à un avis technique et que, parmi les produits présentés par les industriels pour être reconnus comme faiblement émissifs, cinq produits avaient été sélectionnés, parmi lesquels la terre cuite et le revêtement de sol coulé destiné aux collectivités. Ensuite, les promoteurs de ces produits communiquent sur leurs qualités. Mais cette courte liste montre qu’il manque encore beaucoup de produits pour faire une maison.
Quant aux opérations HQE, elles s’attachent à la recyclabilité et au caractère naturel du produit mais il reste à déterminer si ces deux qualités sont bonnes pour la santé et si une certaine résistance des fabricants ne risque pas de se manifester face à ces critères.
En fait, si les architectes demandaient à n’utiliser que des matériaux HQE, le CSTB ne saurait que répondre. D’ailleurs même le CSTB n’avait pas su, pour son siège social, choisir des produits HQE.
Interrogé sur l’existence d’études éventuellement commandées au CSTB par l’« UFC – Que choisir ? », M. François MAUPETIT a répondu qu’il n’en existait pas mais que le CSTB avait travaillé il y a quelques années avec l’« UFC – Que choisir ? » et était intervenu en contre-expertise des tests de l’UFC. Cela l’avait conduit à confirmer les résultats obtenus par l’UFC.
En conclusion, M. Christian COCHET a estimé que le CSTB pouvait d’autant mieux s’organiser quand des normes avaient été émises, que les grands distributeurs étaient préoccupés de la qualité des produits qu’ils mettaient sur le marché. En revanche, pour les produits de grande consommation, notamment les produits d’entretien, la question de leur ministère de rattachement demeurait.
Documents de référence :
- « Rapport exécutif 2004. Campagne nationale logements et veille documentaire sur la pollution intérieure en France et à l’étranger », Observatoire de la qualité de l’air intérieur – OQAI, mars 2005
COMITÉ FRANÇAIS DES AÉROSOLS - CFA
Site Internet : http ://www.aerosols-info.org
M. Henri-Marc de MONTALEMBERT, Secrétaire général
(7 juillet 2005)
En préambule, M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a rappelé qu’aérosol veut dire « suspension de particules » et qu’il fallait se garder de confondre le générateur d’aérosol avec le traditionnel flacon-pompe. Il a relevé que, dans tous les Etats européens, un Comité des aérosols existait même si ces instances sont encore en cours de constitution dans les nouveaux Etats membres. Ces comités sont regroupés en une Fédération européenne des aérosols. Le Comité français des aérosols préside la commission Environnement de la Fédération européenne des aérosols.
Il a estimé ensuite que l’industrie des aérosols était très réglementée et a jugé cela positif au regard des incidents, parfois graves, survenus. Il a relevé qu’aujourd’hui les aérosols donnaient un excellent résultat en termes de sécurité sauf en cas de mauvais usage manifeste.
Ce secteur est soumis aux directives européennes et, également, à la réglementation sur les établissements classés au niveau national.
Le Comité français des aérosols (CFA) n’est pas une association de branches professionnelles car il comprend des entreprises de toutes sortes de professions ; il n’est pas non plus un groupe de pression. Le CFA est l’organe d’une industrie responsable regroupée dans le respect d’un cadre réglementaire ; il est doté d’une charte éthique. Le CFA communique au moyen de brochures dans les écoles et dans les mairies afin d’éduquer le public.
M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a relevé que l’aérosol est un déchet ménager banal car, même s’il éclate dans une benne à ordures, il ne se passe rien. Mais il peut être également recyclé avec les emballages, ce qui toutefois peut poser un problème si de nombreux aérosols mal vidés se trouvent collectés à la fois, d’où une discussion actuellement en cours avec Eco-Emballages.
En réponse à une question sur les accidents éventuellement causés par les aérosols, M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a indiqué que de tels accidents étaient dus au gaz propulseur, en l’occurrence les hydrocarbures (butane, propane), car les chlorofluorocarbones (CFC) sont interdits depuis 1990. Toutefois, quelques cas d’aérosols importés frauduleusement de Chine au Canada ou aux Pays-Bas et comprenant des CFC ont pu être signalés, ce qui pose la question de la ratification du protocole de Montréal par la Chine.
M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a précisé que les aérosols étaient soumis aux directives européennes 75/324 du 20 mai 1975 et 94/1 du 6 janvier 1994. Tandis que la directive générale de 1975 impose le test individuel obligatoire de chaque aérosol pour sa pression à plus 50°, pour la résistance de son boîtier et pour sa valve, la seconde directive impose un étiquetage rigoureux.
Interrogé sur l’inhalation éventuelle de micro particules par l’usager d’aérosols, M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a précisé que le produit est mis en aérosol si son emploi exige des particules d’une certaine finesse comme c’est le cas pour les laques à cheveux, la peinture, certains médicaments contre l’asthme. De plus, des études ont été effectuées pour vérifier la toxicité de l’aérosol de particules, notamment chez l’Oréal. Toutefois M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a reconnu qu’il n’existait pas de contrôle public sur les particules inhalées.
Il a ensuite précisé qu’il était impossible de conditionner un aérosol dans une usine quelconque, mais que cela exigeait des installations classées avec du personnel bien formé ; il s’agit donc d’une production coûteuse. D’où la mise en aérosol exclusivement des produits nécessitant réellement ce conditionnement. En outre, les initiatives irresponsables sont surveillées par le CFA.
Cependant, M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a reconnu que le problème de l’aérosol demeure son inflammabilité et qu’il s’agit-là d’un handicap sérieux même si le trou dans la couche d’ozone et un accident grave ont rendu l’industrie des aérosols particulièrement responsable. A l’opposé, la limite du conditionnement en aérosol a été atteinte avec un produit bien vendu aux Etats-Unis d’Amérique : la mise en aérosol d’huile pour la cuisson sous prétexte de faciliter l’observance d’un régime alimentaire imposant le contrôle de la quantité d’huile consommée. En réalité, ce conditionnement a posé un problème de sécurité tout en ne présentant que peu d’intérêt en lui-même.
M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a ensuite précisé que les gaz propulseurs d’aérosol étaient des composés organiques volatils (COV) mais les Etats-Unis d’Amérique ne considèrent pas tous les gaz propulseurs comme des COV, estimant que les pouvoirs des uns et des autres eux sont très différents. Cependant, si on supprimait l’usage des composés organiques volatils, il n’y aurait plus d’aérosol. Quant à l’azote, il est difficile de l’utiliser car il est très peu performant comme propulseur d’aérosol. Enfin, avec les hydrocarbures co-existent une part gazeuse et une part liquide dans le flacon. Dans ce cas, le propulseur joue deux rôles, celui de réserve de pression et celui de co-solvant.
En réponse à une question sur l’existence de produits alimentaires sous forme d’aérosol, M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a souligné qu’il existait deux grandes familles d’aérosols le spray et la mousse, la mousse comprenant très peu de propulseur (réserve de propulsion) ; par exemple, pour la crème Chantilly, très peu d’hydrocarbures s’y trouvent incorporés.
Interrogé sur le Xylophène en aérosol, M. Henri-Marc de MONTALEMBERT a estimé que le conditionnement de ce produit sous cette forme présenterait un danger même si cela était fonctionnel en termes de facilité d’application. En tout état de cause, il faudrait tester ce produit et il serait sans doute souhaitable qu’un tel test fut rendu obligatoire, comme c’est le cas pour les cosmétiques.
Documents de référence :
- « Charte d’éthique du Comité français des aérosols », CFA
- « Mieux connaître les aérosols », plaquette d’information CFA
- « Il était une fois… les aérosols », plaquette d’information CFA
- « Aérosols », dossier d’information du CFA
- « Le marché des aérosols», CFA, 2003
- « Statistiques aérosols 2003 – France », CFA, juin 2004
- « Désodorisants d’intérieur, polluants d’ambiance », article extrait de la revue UFC - Que choisir ? n° 421, décembre 2004
- « La lettre du CFA », Lettre d’information du Comité français des aérosols n° 22, avril 2005
- « Liste des adhérents », CFA, juin 2005
FÉDÉRATION DES INDUSTRIES DE LA PARFUMERIE – FIPAR
Site Internet : http ://www.fipar.com
M. Alain GRANGÉ CABANE, Président
M. Jean-François TANNEUR, Directeur
des affaires scientifiques et réglementaires
Dr. Jean-Hugues FRÊLON, Directeur scientifique
(13 juillet 2005)
M. Alain GRANGÉ CABANE a estimé que la question des éthers de glycol était à la fois sérieuse et fondée et qu’elle se posait à de très nombreuses industries.
Il a précisé d’emblée que l’industrie de la parfumerie se donne pour règle de ne causer aucun risque pour la santé ou pour l’environnement et qu’elle atteint cet objectif, d'une part en respectant scrupuleusement la réglementation, d'autre part en se dotant d'une stricte autodiscipline.
Il a souligné que la réglementation relative à la parfumerie est l’une des plus rigoureuses – presque autant que celle relative aux médicaments – ce qui est normal dès lors qu'il s’agit de produits d’usage quotidien, en contact avec l’organisme humain. Les installations des industriels sont elles-mêmes très réglementées.
M. Alain GRANGÉ CABANE a rappelé que, dans l’industrie de la parfumerie, la mise sur le marché des produits obéit des règles très strictes reposant sur les principes suivants :
1) ces règles, à la fois françaises et européennes, sont posées à Bruxelles et contrôlées par les autorités nationales ;
2) ces règles sont actualisées aussi souvent que l'exigent les avancées scientifiques ;
3) les ingrédients sont réglementés en application de la Directive européenne sur les cosmétiques, laquelle édicte des interdits, des réglementations et des obligations, notamment quant aux concentrations et conditions d’emploi ;
4) les ingrédients sont régulièrement analysés ou évalués par de multiples comités scientifiques indépendants, notamment français, européens et américains ;
5) les produits ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché, mais à l’élaboration d’un dossier. En vertu d’une loi française de 1975 et des Directives européennes ultérieures, ce dossier de sécurité est actualisé en permanence et tenu à la disposition des autorités sanitaires (AFSSAPS, ministère de la santé, DGCCRF) ;
6) en cas de problème, les autorités peuvent prendre des sanctions et notamment ordonner le retrait immédiat du marché des produits incriminés.
Tant le dossier des produits que les produits eux-mêmes sont donc soumis à de très forts contrôles.
M. Jean-François TANNEUR a insisté sur l’obligation faite aux industriels d’employer un certain nombre de personnes très qualifiées pour faire face à ces obligations strictes.
M. Alain GRANGÉ CABANE a ensuite insisté sur l’autodiscipline de la profession, qui reflète à la fois sa responsabilité et son effort d’anticipation. Les industriels de la parfumerie, responsables à la fois par civisme et pour le sérieux de leur entreprise, passent une sorte de contrat de confiance avec le public – contrat d’autant plus rigoureux qu’il ne s’agit pas de produits de toute première nécessité. Les produits de la parfumerie doivent être sûrs à 100 % et viser le risque zéro.
Dans les faits, dès qu’un doute sérieux apparaît sur un ingrédient, celui-ci est remplacé. Tant et si bien que, depuis trente ans, aucun accident sanitaire n’a eu à être déploré : ni décès, ni handicap, ni invalidité. Au maximum surviennent des hospitalisations brèves, pour mésusage d’un produit.
A titre d’illustration de cette autodiscipline, M. Alain GRANGÉ CABANE a indiqué que, dans le cas des <